K.R.U.M.P: Kingdom radicaly uplifted mighty praise
Le Krump est né au début des années 90 à Los Angeles, dans le contexte socioculturel violent des ghettos pauvres, des trafics de drogue et des émeutes raciales de 1992. Elle se différencie des autres formes de danse hip hop par une expression de corps littéralement sauvage et spirituel. Le Krump trouve un écho dans les danses tribales africaines, bien que ses créateurs n'en aient pas eu conscience au moment de sa création.
Dans Tanshin, boxe, arts martiaux et Krump se mêlent tout au long de la pièce. Les coups de poing et de pied frénétiques expriment l’insociabilité, le désarroi, le sentiment de solitude jusqu’à la folie, emportée par la musique.
Le Poppin’, Breakin’, sont des styles que les protagonistes réinterprètent se référant à la démarche du Krump.
L’interprétation animale transcende la danse.
Ainsi l’isolation des membres, la micro pulsion des muscles du Poppin’ sert un travail sur l’air qui traverse le corps, parfois fluide et léger tantôt sec, tantôt accéléré, exprimant la violence intérieure.
Les poses graphiques de courses ou de sauts, sont extrêmes dans l’étirement, la performance devenant ainsi symbole de la mythologie.
Les silhouettes fières, les regards posés, les attitudes venant de gestes quotidiens, voire de souvenirs d’enfance en banlieue, rappellent les anti-héros des Shōnen manga, mangas destinés aux jeunes garçons et dont souvent les personnages principaux rencontrent des problèmes existentiels…
On revient à cette image de fougue guerrière, fantasme et modèle dans l’affirmation